En 2010, plusieurs entreprises partenaires ont soutenu notre action au travers d’une compétition de golf qui a réuni près de 90 participants. Nous remercions la Société SIPLAST, les sociétés BATEIX et ALPHATEAM, le Mas des Grès et les Golfs NGF de Gadancourt et d’Anjou
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Mai 2011, Auréline est en France pour quelques semaines
Chers adhérents, chers amis,
Nous sommes déjà en mai 2011, et nous n’avons pas pu vous transmettre autant de nouvelles de notre maison d’accueil que nous le souhaitions.
Voici donc quelques nouvelles de «nos enfants » Sini Yêlê. Vous savez que depuis août 2009 nous accueillons Mariam. Elle avait alors 6 mois, et était dans un état critique de survie. Aujourd’hui, Mariam a deux ans (29 février), elle va très bien. C’est une petite fille ravissante, réservée et épanouie, et qui commence à parler dans les deux langues : le français et le dioula (la langue locale).Nous sommes très fiers de sa bonne évolution, tant physiquement que psychologiquement.
Nous vous l’annoncions dans le dernier « courvite », de septembre 2010, nous avons accueilli, en juillet 2010 deux bébés de 2 mois ½ : Aïcha (1er mai), en bonne santé, et Issouf (22 avril), qui était en très grande carence alimentaire (1KG900 à 2 mois, la première fois que nous l’avons vu !).Aujourd’hui nos bébés ont un an. Ils marchent tous les deux, mangent (presque) comme nous, sont en bonne santé et progressent positivement dans les différentes étapes de développement des enfants de cet âge.
Je vous rappelle que notre objectif est d’accueillir et d’élever ces enfants dans leur culture, jusqu’à leur majorité. Ils ne sont donc pas adoptables. Ils nous sont confiés par leur famille, sous une convention amiable, et nous souhaitons qu’ils développent une relation régulière et profonde avec elle, pour le bien de chacun.
A l’heure actuelle nous employons quatre personnes (une à temps complet et trois à temps partiel) qui s’occupent des enfants, et de la maison (cuisine, ménage, lessives, courses…). Cette équipe s’est enfin stabilisée, depuis janvier 2011. En effet, nous avons rencontré quelques difficultés à recruter des personnes répondants à nos exigences (occidentales !) au niveau du travail et de la responsabilité par rapport aux enfants. Nous les remercions de leur engagement auprès de nos petits protégés.
Nous pensons pouvoir affirmer qu’à ce jour nos « enfants » Sini Yêlê vont très bien. Ils sont beaux, épanouis et suivent une bonne évolution, grâce à vous. L’objectif de cette année 2011, serait d’accueillir deux enfants de plus, puisque nous avons une (humble) capacité de cinq places.
Nous vous remercions sincèrement de votre investissement à nos côtés, pour le bien des enfants.
Chaleureusement
Auréline
Mariam
Depuis août 2009 nous accueillons Mariam. Elle avait alors 6 mois et était dans un état critique de survie. Aujourd’hui, Mariam a deux ans ( au 29 février), elle va très bien. C’est une petite fille ravissante, réservée et épanouie, qui commence à parler dans les deux langues : le français et le dioula (la langue locale). Nous sommes très fiers de sa bonne évolution, tant physiquement que psychologiquement.
Mariam a un père au village (80 km de Bobo), qui n’est pas en mesure de prendre en charge sa fille, pour diverses raisons (physiques et financières). La majeure partie de sa famille (grand-mères, oncles, tantes, cousins…) est dans le même village, et très pauvre. Mariam a eu quelques contacts avec sa famille cette année.
Aïcha
Nous avons accueilli, en juillet 2010 deux bébés de 2 mois ½ : Aïcha (1er mai), en bonne santé, et Issouf (22 avril). .Aujourd’hui nos bébés ont un an. Ils marchent tous les deux, mangent presque comme nous, sont en bonne santé et progressent positivement dans les différentes étapes de développement des enfants de cet âge.
Pour Aïcha, nous ne connaissons pas son père (qui serait en Côte d’Ivoire). C’est sa grand-mère maternelle, aveugle, qui nous l’a confiée, compte tenu de son handicap et du manque de moyens. Elle rend visite très régulièrement à sa petite fille et, depuis mars, l’enfant passe tous les dimanches en famille. Ils sont très heureux de la voir grandir en bonne santé.
Nous vous rappelons que notre objectif est d’accueillir et d’élever ces enfants dans leur culture, jusqu‘à leur majorité. Ils ne sont donc pas adoptables. Ils nous sont confiés par leur famille, sous une convention amiable, et nous souhaitons qu’ils développent une relation régulière et profonde avec elle, pour le bien de chacun.
Le Burkina Faso
Situation du Burkina Faso
Enclavé au cœur du Sahel, avec le Mali au nord, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo et le Bénin au sud, et le Niger à l’Est, le Burkina Faso offre un visage contrasté, composé de régions vallonnées parées de savane arborée et de forêts, et de terres septentrionales imprégnées par la marque aride du Sahel. Dépourvu de façade maritime, le Burkina est sillonné par les affluents du fleuve La Volta. Le climat est de fait caractérisé par une influence tropicale au Sud -Est que vient tempérer le souffle du vent du Nord l’harmattan – et une influence sahélienne au Nord et à l’Ouest.
Souvent aride, il survit avec une médiocre agriculture vivrière (sorgho, mil et maïs), et quelques plantations commerciales (coton, arachides et canne à sucre). L’élevage souffre sévèrement des fréquentes sécheresses.
C’est en se basant sur des observations sur le terrain (orphelinats, dispensaires, centre social pour les enfants des rues et enfants très défavorisés, vie en brousse…) et la constatation suffocante du nombre de décès des mères en couches et des enfants en bas âge que le souhait d’intervenir, à petite échelle, en créant une maison d’accueil familiale pour les orphelins et enfants vulnérables, est devenu une évidence.
Anciennement dénommé Haute-Volta, le Burkina Faso endosse une nouvelle identité sous le nom de « Peuple intègre » en 1984. Derrière ce peuple cohabitent près d’un soixantaine d’ethnies, englobées par la logique arbitraire de l’époque coloniale. Mosse, Bobo, Peuls, Lobi, Gounroussi… : cette mixité témoigne aujourd’hui de la position carrefour migratoire de ce territoire. Selon le recensement de 2006, le Burkina Faso avoisine à présent les 14 Millions habitants, dont une proportion de ruraux de 80 %. L’agriculture, notamment l’élevage constitue une des activités prépondérantes du pays.
La population, se compose pour la moitié de jeunes de moins de 15 ans,. Si le taux de natalité est important, avec 47.1 pour mille (12.5 pour mille en France), le taux de mortalité infantile est, lui, effrayant, avec 121.4 pour mille (4.5 pour mille en France), avec un taux moyen de 7 enfants par femme. Dans ces conditions de vie précaire, avec un suivi médical désastreux, l’espérance de vie est évaluée à 46.7 ans pour les hommes et 48.1 ans pour les femmes (chiffres évalués en 2003).
Deuxième ville du pays, Bobo Diolasso fédère en son cœur, différentes ethnies, dont les Bobo et les Dioula qui lui confèrent son nom. Reflet du pays, la population est rurale à 80%. Le Burkina Faso ne bénéficie comme ses voisins de ressources naturelles minières ou énergétiques.
Le développement du Burkina Faso 
Le Burkina est l’un des quinze pays les plus pauvres au monde. A ce titre, il est inscrit comme plusieurs de ses confrères africains au programme Objectifs du millénaire pour le développement sous l’égide du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement). Le pays s’engage à mener à bien 10 objectifs de développement avec une date butoir en 2015. Depuis l’édition du premier rapport en 2004, le Burkina Faso a progressé dans le domaine primordial de la santé, en dépit de structures sanitaires insuffisantes. Les points les plus encourageants ont été le recul de la mortalité infantile et maternelle.
Mais les lacunes et les retards demeurent considérables dans les secteurs de l’éducation primaire universelle et obligatoire, ainsi que de la réduction de la pauvreté ou de la parité et de l’autonomie des femmes. Les questions de bonne gouvernance et de décentralisation, le manque d’implication du secteur privé en pleine croissance sont un frein aux objectifs sanitaires ou environnementaux. Le PNUD révise ses priorités : en termes de création d’emplois pérennes, de sécurité alimentaire et la gestion des ressources naturelles (lutte contre la désertification et la dégradation des terres), de lutte contre les pandémies.
Proverbe
Le contenu d’une cacahuète est suffisant pour que deux personnes puissent le partager.
Les origines de Sini Yêlê
« Animatrice puis éducatrice spécialisée, mon souhait a toujours été le bien être des enfants, quelque soit leur origine, et particulièrement lorsque ceux-ci rencontrent d’importantes difficultés familiales, physiques, sociales et autres. Assurer aux enfants la sécurité physique, morale et affective dont ils ont besoin pour grandir est ma priorité.000
Mon expérience en foyers sociaux et Maisons d’Enfants à Caractère Social notamment, m’a poussé à vouloir découvrir et comprendre les cultures qui nous entourent.
En 2001 j’ai le coup de foudre pour le continent Noir Africain lors d’une première immersion dans la brousse camerounaise, dans une structure d’accueil pour les orphelins et enfants vulnérables, un mois au cœur de la vie africaine, rurale et pauvre.
Depuis je n’ai eu de cesse de vouloir retrouver la chaleur humaine de l’Afrique, de découvrir d’autres pays, d’autres cultures, d’autres gens.
En 2003, j’œuvre bénévolement durant deux mois dans des orphelinats au Bénin, à Cotonou, puis dans la brousse au nord du pays.
En 2004 je me rends pour la première fois au Burkina Faso : deux mois, bénévole, au Dispensaire Trottoir, à Bobo Dioulasso. Ce centre accueille, la journée, les enfants des rues et enfants très défavorisés, leur propose une alimentation, un suivi médical, un suivi social, et l’accès à l’école ou à des formations professionnelles, afin de leur permettre de s’inscrire petit à petit dans le monde du travail. Il propose également un suivi nutritionnel pour les bébés, et un hébergement permanent à une bonne vingtaine d’enfants, adolescents et jeunes adultes.
C’est une ville et un pays dans lesquels je me sens bien, et où, pour la première fois, je me vois bien vivre.
En 2005, après un séjour de trois mois en itinérant, sac au dos, avec une amie, en Amérique du Sud (Argentine, Chili, sud Bolivie, sud Brésil et Uruguay), je repars trois mois au Burkina Faso.
Pendant un mois, avec une autre amie, nous vivons dans une famille, en brousse, nous apportons à notre mesure un soutien au dispensaire de Temnaoré et surtout nous rencontrons différentes associations qui œuvrent dans des orphelinats, ou s’occupent du planning familial, de la lutte contre l’excision, de la prévention des maladies sexuellement transmissibles, de la protection des femmes et enfants battus, de prêts pour la réalisation de micros projets, aidant ainsi les femmes à développer une petite épargne.
Les deux mois suivants je retourne au Dispensaire Trottoir approfondir ma découverte du terrain et de la culture bobo dioula, et bien sûr renforcer les liens créés sur le sol burkinabé.
Fin 2005, mon désir d’aller m’installer à Bobo Dioulasso se confirme . Toutefois je ne veux pas m’engager dans cette voie sans avoir au préalable découvert une part de l’Inde. Je décide donc de partir deux mois et demi dans le Tamil Nadu, au sud de l’Inde. Pendant ce séjour j’œuvre dans des orphelinats et hôpitaux ou centre de jour pour handicapés et polyhandicapés. Cette nouvelle expérience est pour moi d’une grande richesse, tant dans la découverte culturelle que dans la rencontre de gens extraordinaires.
Mais je dois avouer que mon cœur est à l’Afrique, et il me pousse à y retourner. D’autant plus que le Dispensaire Trottoir me propose de revenir en ses murs pour six mois.
Je n’hésite pas une minute, et repars pour cette vie qui m’est chère, à plus d’un titre.
C’est durant ce séjour que le souhait, encré en moi depuis des années, d’ouvrir un jour une maison d’accueil pour orphelins et enfants vulnérables, prend forme et se concrétise. La machine est en marche et il me faut me lancer: créer l’Association Sini Yêlê, « le sourire de demain ».
Partenaires 2010
En 2010, plusieurs entreprises partenaires ont soutenu notre action au travers d’une compétition de golf qui a réuni près de 90 participants.
Nous remercions la Société SIPLAST, les sociétés BATEIX et ALPHATEAM, le Mas des Grès et les Golfs NGF de Gadancourt et d’Anjou
2009 Un franc coucou de Maguy
Un franc coucou de Maguy –août 2009
Merci à l’association Sini Yêlê, merci aussi à Adama et Auréline pour leur accueil très chaleureux parmi eux, leur écoute et leur disponibilité.
Durant le mois d’août, comme bénévole, j’ai apprécié de donner des cours d’alphabétisation aux enfants de Bindougousso et plus particulièrement au quartier du « non loti », où un groupe de douze femmes âgées de 20 à 60 ans se retrouvait tous les jours entre 16h00 et 18h00. Je lisais sur leurs visages parfois fatigué, la motivation d’apprendre et de réussir. Quel courage avaient ces femmes ! J’avoue avoir reçu une leçon d’humilité et de simplicité.
C’est le cœur plein de joie et de tristesse que j’ai quitté le quartier de Bobo-Dioulasso.
Amitiés de Maguy
[Maguy a poursuivi son périple humanitaire au Nord-Est du Burkina Faso avec Issia pourquoi pas, pour encore un moi supplémentaire]
Issouf
Issouf (22 avril) est arrivé à la maison d’accueil en Juillet 2010. Il était en très grande carence alimentaire et pesait 1Kg900 à 2 mois, la première fois que nous l’avons vu !
Il nous a été amené par sa grand-mère paternelle dans un état avancé de dénutrition. Son père est au village, à 300km, avec la charge des deux frères d’Issouf (orphelins de 5 et 7 ans). Il n’était pas en mesure d’acheter du lait pour son bébé. C’est avec douleur que la grand-mère a du se séparer d’Issouf. Mais aujourd’hui elle est heureuse d’avoir fait ce choix. Issouf reçoit régulièrement la visite de sa famille et passe de temps en temps un dimanche chez sa tante paternelle qui habite non loin de notre maison.
Nous vous rappelons que notre objectif est d’accueillir et d’élever ces enfants dans leur culture, jusqu‘à leur majorité. Ils ne sont donc pas adoptables. Ils nous sont confiés par leur famille, sous une convention amiable, et nous souhaitons qu’ils développent une relation régulière et profonde avec elle, pour le bien de chacun.
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